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29 décembre 2009

LVDC 11 : DechouX

Beaucoup de gens à Centrale m’ont longtemps appelé par mon nom complet : Charles Dechoux (prononcer charlesdechoux tout attaché). Maintenant c’est plutôt Dechoukse (donc en prononçant le X). Vous ne vous demandez probablement pas d’où provient ce patronyme plutôt disgracieux (mes trois autres grands-parents s’appelaient Mourguet, Guillou et Hodicq, ça aurait été plus classe), aussi je vais vous raconter cette histoire quand même.

D’abord, je ne m’appelle pas Dechoux mais Dèchoux, même si fort heureusement les gens n’accentuent généralement pas les majuscules et que plus personne ne met l’accent depuis la mort de mon grand-père. Ce nom est principalement présent dans l’Est de la France, ce qui laisse à penser qu’il est originaire de Lorraine.

Je tiens l’histoire qui va suivre de ma grand-mère paternelle, qui si je me souviens bien – et si elle aussi s’en souvient bien – la tient de feue sa tante, qui avait fait des recherches sur notre généalogie. Les faits que je vais relater sont par conséquent partiellement certains, partiellement supposés, et j’accorde à qui le voudra le droit de les contester.

A la fin du XIXème siècle, une jeune fille dont le prénom a été perdu et répondant au doux patronyme de Dèchoux quitta sa Lorraine natale pour s’établir à Paris en tant que bonne. Assez rapidement, elle se fit engrosser – par son patron, par un cabaretier, par un riche noble de passage, par n’importe qui en fait, l’histoire ne le dit pas mais peut-être ai-je une illustre ascendance – et comme, à l’époque, les filles-mères étaient mal vues, elle confia son enfant, à l’instar de la maman de Cosette aux Ténardiers, à une famille de fermiers du Pas-de-Calais. Après quelques années, elle cessa de donner de ses nouvelles et, par la même occasion, d’envoyer de l’argent. La famille garda l’enfant et l’éleva comme le leur, en lui donnant le nom de famille de sa mère. Cet enfant devint mon arrière-grand-père paternel.

La morale de cette histoire, c’est que déjà, au XIXème siècle, Les Dechoux étaient prêts à tout pour vivre à Paris, qu’ils avaient une morale douteuse et des mœurs décomplexées, et qu’ils n’avaient aucune envie de s’empêtrer avec des enfants. C’est pourquoi je suis fier, malgré tout, de m’appeler Charles Dechoux.

23 décembre 2009

LVDC 10 : je suis belle, je suis riche et j'habite à New York

Nombreux parmi vous sont ceux qui connaissent mon violon d'Ingres, ma passion, mon addiction : les livres de Lauren Weisberger, Candace Bushnell et autres du même acabit, qui sont régulièrement adaptés au cinéma ou en série. On citera, des deux auteurs précédents, Le Diable s'habille en Prada et Sex & the City. A force de lire ce genre de bouquins, fatigué de me rappeler des titres, et pour qualifier leur contenu plus simplement, je les ai baptisés "Je suis belle, je suis riche et j'habite à New York".

Je viens justement de lire un Weisberger - Chasing Harry Winston, Harry Winston étant une bijouterie spécialisée dans les diamants (citée juste après Tiffany's et Cartier dans la chanson de Marilyn Monroe). Celui-ci ne restera pas mon préféré même s'il reste bon, une des héroïnes me tapant sur le système - c'est vrai, à trente ans elle n'a toujours pas l'intention de travailler et passe son temps à dépenser l'argent de ses parents chez l'esthéticienne et dans les boutiques.

Non que j'aie quoi que ce soit contre les héroïnes qui vont chez le coiffeur et les magasins de vêtements chers, mais habituellement, c'est avec leur argent : ces femmes représentent les working women, qui ont réussi, qui ont une carrière, bref à qui n'importe qui (même un mec) veut ressembler. C'est, pour un étudiant qui s'ennuie, le rêve ultime. Habiter dans la ville la plus encensée de l'Occident, où tout est possible, avoir des amis, avoir une carrière, avoir un grand appartement, avoir, avoir, avoir quand on n'a encore rien (mais potentiellement beaucoup) et qu'on vivote aux crochets de ses parents en attendant d'avoir son diplôme.

Je n'ajouterai rien sur l'aspect sentimental - je m'aventurerais presque à déclarer moi-même que ce genre littéraire est un peu le nouveau roman à l'eau de rose, où la petite infirmière et le Lord anglais hautain et distant sont remplacés par la chroniqueuse bohême et l'avocat brillant. Les temps changent, les midinettes restent !

Pour conclure sur ce livre et avant d'enchaîner sur un petit Candace Bushnell (4 blondes, il a l'air assez prometteur celui-là), je dirai que cette pétasse d'Adriana, en plus, elle est de São Paulo, et j'ai du mal à faire les voix dans ma tête à la fois en anglais et avec l'accent brésilien.

18 décembre 2009

LVDC 9 : Poaekj and SEO

In this post I am going to tell you a bit more about my classes of Search Engine Optimization (SEO) in e-commerce. First, I have to say that the class is entirely done in what the school call "APP" for "Apprentissage Par Problème" - which literally translates as "Learning By Doing" or, if you think a bit more about it, "Do it by yourself cause your teacha ain't going to help ya". You see I am quite critical about this method - although I quite agree with the idea of having the students struggle a bit so that they raise questions and learn by themselves (and I do not write this only because my teacher, M. Rémi Bachelet, might read this blog: hello, Professor!), but I think it would be far more profitable if we were given some directions, either books or websites, in which to search for information or tips.

Whatever!

In this class we are divided into small groups, each of which having a fictitious company named Poaekj plus an extension (Ltd, SARL, Inc...). The idea is that we compete to have the best ranking in the Google searchlist (and possibly in other search engines). This is why we have such a weird name: this way we do not interfere with real websites and searches. Do I further have to tell you that those companies are specialized in lajfsqo, sell products of onzred and employ engineers mostly from okjzret backgrounds?

Since we started this, we all had plenty of ideas. Of course, we do all the same things because when a group has a nice idea, the others can see it on the web and do the same, but this is what we like to call collaborative work. We created Facebook profiles - further to my Charles Dechoux profile, I did one for my company, Poaekj GmbH (and please read "gay-em-bay-ha" because this is German, though I don't know the actual meaning of it). This made the whole school know about us, because they started being added as friends by sexy girls (I was the one who first added a picture of a model, because if you add a picture to a profile the rank on Facebook is better, and usually some old perverts add it so my "company" can have a lot of friends!). I knew a website which enables you to create pseudo-communication agency where you can post your own press releases, and now most best pagerank marked pages are those using this website (not only my group/company). From spying to making alliances with each other (pretty much like phone companies in real life) to avoid competition and scr** the teacher (in real life, the State and the customers), I must say this class is one of those we are the most active - and even productive - at school this year.

There has to be a conclusion to this post. I'll just say that at school, even learning serious things, you can have LOTS of fun.

16 décembre 2009

LVDC 8 : la bougie parfumée

Un jour j'ai décidé que mon appartement, déjà rendu plus que cosy par le portrait de Marilyn Monroe et les vues de New York en noir et blanc et par son éclairage doux en lumière indirecte, manquait cependant d'une chose : une bougie parfumée pour compléter l'ambiance générale.

Dans le rayon dédié du supermarché, je trouve la bougie parfaite - grosse, blanche, exhalant un doux parfum de vanille qui donne envie de la manger. Simplement, je ne suis pas sûr que l'odeur restera ; de plus, elle coûte plus de quatre euros. Sa voisine, de marque quelconque, est deux fois moins chère, a l'air de sentir plus fort, et son parfum de fruits rouges est susceptible d'introduire un changement non déplaisant dans ma charte olfactive.

Ni une, ni deux, je l'achète. La sortant du sac, je remarque que celui-ci sent désormais les fruits rouges. Mais ce n'est que le début : depuis l'installation de ladite bougie sur ma table basse, et sans l'avoir jamais allumée, toute personne (y compris moi-même) pénétrant dans la pièce est instantanément assaillie par une odeur chimique et sourde de bonbons aux fruits. Mon écharpe, depuis que je l'ai abandonnée deux jours sur la bougie, sent depuis le sucre à plein nez - tant mieux, ça va bien avec sa couleur rose et j'ai plaisir à la mettre contre mon cou.

Il y a plusieurs moralités à cette histoire. La première et la plus évidente, c'est qu'il est mal avisé de baser un choix de conséquences potentiellement durables sur un avantage minime et bref. La deuxième, c'est qu'il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir qu'un détail aussi insignifiant qu'une bougie vaguement mauve peut avoir sur votre vie.

04 décembre 2009

LVDC 7 : les cabriolets

Depuis que je suis tout petit, je suis fasciné par les cabriolets : au-delà de la classe naturelle qu'ils confèrent (façon "je me la joue avec mes lunettes de soleil et mes cheveux dans le vent"), ils permettent de rester dehors et de bronzer même en circulant en voiture. Comme l'intérêt de ce blog est également de parler de ma famille (nombreuse, tant pis pour vous), je vais vous parler de la (longue) série des décapotables de ma tante Géraldine.

Ma tante est kinésithérapeute dans la ville de R, célèbre pour sa population métissée, ses industries moribondes et son taux de criminalité. Son cabinet a souvent, déjà, été vandalisé par une bande de gamins du quartier connus des services mais inemprisonnables - je me permets ce néologisme/barbarisme - car mineurs.

Un soir, en sortant de son travail, ma pauvre tante est une fois de plus importunée par ces jeunes que je n'oserais qualifier encore de délinquants. Dans son agitation, elle fait tomber ses clés ; les gamins s'en vont alors - avec sa voiture.

Il se trouve que ces événements se sont produits la veille de l'expiration de la garantie tout-compris que ma tante avait contractée un an avant lors de l'achat de sa voiture - une 206. L'assurance lui a alors, bon gré mal gré, remboursé l'intégralité du prix d'achat. Arrivant au garage, ma tante s'est retrouvée devant deux options : racheter la même voiture, neuve, ou bien pour le même prix acquérir une occasion, présente dans le garage, le même modèle mais en marron et... décapotable. Prise par ses souvenirs de jeunesse - mon père et ses frères et soeurs ont en leur temps fait mumuse avec des voitures qui vont vite, ou qui s'ouvrent, bref des voitures de frimeurs - ma tante s'est ainsi retrouvée au volant d'une 206 CC.

Ses enfants grandissant, ma tante s'est vue contrainte de changer - plusieurs fois - de voiture : elle est ainsi passée à la 307 CC, puis à la Mégane CC, une Ford CC, et "se tâte" maintenant pour une petite Audi. Je précise que chacun de ces joujoux compte comme voiture de fonction et est déductible des impôts du cabinet.

 

LVDC


10:47 Écrit par chax18 dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voitures, cabriolets, famille |  Partager sur Facebook |

 
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