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24 août 2010

LVDC 23 : la Suisse et l'espace Schengen

 

La Suisse, état neutre au cœur de l’Europe, excite depuis des siècles l’imagination voire l’ire de nombreux Occidentaux. Bon ok, j’arrête de raconter du pipeau, tout le monde s’en fout de la Suisse. C’est un mini-état de 7 millions d’habitants (moins que la Suède !) perdu dans les Alpes au milieu de l’Europe qui n’est en guerre avec personne uniquement parce qu’il ne présente pas le moindre intérêt.

Non, si j’écris un article sur la Suisse, c’est suite à un défi avec un ami : si jamais j’arrive à écrire sur « l’entrée de la Suisse dans l’espace Schengen et ses répercussions économiques sur la libre circulation des biens et des personnes dans la communauté européenne » un article aussi amusant que les autres articles de ce blog – qui rappelons-le, est la tentative de moi, Charles Dechoux, de dérider un peu mes malheureux amis afin de réduire leur stress – alors j’aurai droit à une surprise.

Mais revenons-en à nos moutons, ou plutôt à ceux des Suisses. En effet, il faut bien qu’ils vivent de quelque chose, ces petits Suisses.

 

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Quelques doux habitants de la Suisse

 

Rappelons d’abord la capitale du pays : Berne. Non, Berne n’est pas que la ville qui a vu la victoire de l’Allemagne lors de cette coupe du monde d’après-guerre, c’est aussi la capitale de la Suisse ! Enfin pas tout à fait, puisque dans ce beau pays on ne parle pas de capitale mais bien de ville fédérale. On parle d’ailleurs non de Suisse de Confédération helvétique, désormais Confédération suisse.

Le pouvoir législatif en Suisse est détenu par l’Assemblée fédérale, constituée de deux chambres. Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, constitué de 7 membres élus par l’Assemblée généralement choisis, depuis 1959, par la règle – tenez-vous bien – de la formule magique. Finies les disputes électorales, les présidentielles de 2012, les débats entre un bling-bling et une cruche : abracadabra, un coup de baguette magique et les conseillers sont élus. J’exagère un peu : cette règle, ou plutôt cet ensemble d’accords tacites entre les différents partis, vise à établir au sein du Conseil une représentation à peu près proportionnelle de la population. Sans vous énumérer les partis, la règle est de 2-2-2-1.

La Suisse n’a, vous l’aurez compris, pas de président. Pas de roi non plus – elle a sauté l’étape de la monarchie. Au moins, Monaco a un prince ! Non, la Suisse s’est constituée dès le 13ème siècle sous forme d’agglomération de cantons, puis a connu une éphémère république à la suite des guerres napoléoniennes. La Confédération ne s’est réellement dotée de constitutions qu’au dix-neuvième siècle, et ne s’appelle officiellement Suisse que depuis la constitution de 1999 !

Je ne sais pas vous, mais moi, un pays où l’on parle trois langues différentes (et encore, horriblement déformées), qui s’appelle une confédération et qui n’a ni capitale ni président, je trouve ça relativement bancale. C’est simple, même la Belgique, avec un roi (contesté), un premier ministre (qui change tous les trois mois), une capitale (minuscule) et même pas deux siècles d’existence, ressemble davantage à un pays…

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Le parlement suisse, qui résiste à toutes les tourmentes

Mais je suis méchant de comparer la Belgique à la Suisse (en plus la photo de moi que vous pouvez voir sur ce blog a été prise à Bruxelles). Car si les deux pays ont pris de l’importance au niveau international, la Belgique a choisi de s’impliquer au niveau local et fait depuis cinquante ans progresser petit à petit l’Union Européenne, tandis que la Suisse s’enorgueillit d’être le siège de diverses organisations internationales, toutes plus inutiles les unes que les autres. Cela a commencé avec la SDN, la fameuse « Société des Nations » à la suite de la première guerre mondiale, qui s’est révélée tellement inefficace à enrayer la seconde qu’elle a été dissoute et remplacée par l’ONU, déplacée pour l’occasion à New York (et qui jusqu’à présent ne jouit pas d’une image tellement meilleure que son ancêtre).

Mais n’oublions pas la spécialité de la Suisse, qui lui a permis de rester neutre – c’est-à-dire, qui a été la seule raison pour laquelle les différents dictateurs européens du 20ème siècle l’ont laissée neutre : le secret bancaire. C’est sûr qu’en les tenant par la bourse, les Suisses ont pu négocier avec les nazis ! Enfin, n’épiloguons pas sur cet épisode fiscal dont on a déjà tout dit et qui ne sera bientôt plus que de l’histoire, la fiscalité suisse étant en pleine réformes depuis la crise économique de 2008.

Je voulais écrire sur l’entrée de la Suisse dans l’espace Schengen. L’espace Schengen, rappelons-le, est un espace de libre-échange ou, comme il est dénommé depuis le traité de Lisbonne, « de liberté, de sécurité et de justice. » Vous êtes probablement déjà passés devant les postes-frontières abandonnés sur les autoroutes entre la France et l’Espagne ou la Belgique, et effectivement, cette totale perméabilité des frontières aux personnes est bien le symbole le plus évident de l’espace Schengen. Cet espace a été créé par la convention de Schengen en 1985, signée dans le village luxembourgeois du même nom, coincé entre les frontières française et allemande (on parle de tripoint frontalier) par les cinq pays qui font généralement avancer l’Union, à savoir la France, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. On sait moins que cet accord a été improvisé suite à une série de grèves en 1984, notamment des douaniers italiens, mais aussi de divers camionneurs, qui a failli être réprimée par rien de moins que l’armée française (et en 1984, on riait beaucoup moins quand on disait « l’armée française »). Peu à peu étendu et modifié, cet espace regroupe la majeure partie de l’Union européenne, sauf bien sûr les îles britanniques, plus l’Islande et la Norvège… et la Suisse depuis 2008 !

 

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Le Straßenbahn bâlois

 

Parlons un peu, puisque nous sommes sur LVDC, de la vie de Charles. Parti en week-end avec mes amis de l’Orchestre Universitaire de Lille au festival de Belfort, où nous brillâmes par notre exécution de  « J’ai perdu mon Euryd… je veux dire, de la première symphonie de Beethoven, je devais rentrer à Frankfurt par le train, et changer pour cela à Mulhouse, Basel et Mannheim. Basel ? Bien sûr, Bâle, en Suisse-allemande ! Correspondance, s’il en est, fort intéressante comme nous allons le voir.

J’ai eu le temps d’apprécier la place de la gare de Basel, qui sert de hub à ses tramways délicieusement vintage. En effet, mon train français ayant eu (surprise !) une demi-heure de retard, j’ai raté de cinq minutes ma correspondance, car, comme me l’a expliqué cet employé suisse si mignon avec sa petite bouille et ses cheveux blonds sur lequel je me suis tant défoulé, « si le train avait attendu cinq minutes, des Allemands auraient attendu en aval sur la ligne. »

Là où cet épisode de ma vie devient intéressant pour l’article (je ne me serais jamais permis d’en parler sinon !), c’est que j’ai pu voir un vestige de la frontière franco-suisse : mon train est arrivé par le côté de la gare réservé aux trains français. Enfin, « côté », je veux dire une misérable annexe laide et délabrée des années soixante reliée à la gare même, typique des gares des grandes villes avec ses voûtes en fer forgé et ses hauts murs de pierre de taille, par différents couloirs sales où sont encore écrites les indications pour la douane. Autrement dit, espace Schengen ou pas, les Suisses prennent encore et toujours les Français pour de la merde.

Cette interjection clôt donc cet article. Il me reste à m’excuser par avance de ma vindicativité auprès de mes, euh, voisins suisses, que je ne cherche pas à ennuyer car j’aime les montres et les chocolats (même si pour ça la Belgique fait encore une fois aussi bien) ; simplement vous reconnaîtrez que c’était trop tentant :D

 

13 août 2010

LVDC 22 : la reproduction des canards

Amis de la nature, aujourd’hui LVDC se transforme en documentaire animalier. En effet, je me suis rendu compte que nombreux parmi ceux qui n’ont pas eu la chance, comme moi, d’habiter de nombreuses années dans un environnement lacustre ou marécageux, n’ont jamais assisté à l’accouplement du canard – et ne connaissent souvent pas non plus la démarche circonspecte du héron, les concerts de coassements des batraciens lors des nuits estivales ou encore le feulement félin et le vol lourd du cygne (et hop, je case une double allitération, et vous entendez déjà ces gros animaux ramer avec leurs ailes pour tenter d’extraire leur lourd corps de l’eau). Aussi, au lieu de parler de Charles Dechoux, LVDC sera aujourd’hui : La Vie Des Canards !

Nombreux sont les promeneurs du dimanche qui s’émerveillent, au printemps, devant le spectacle offert par les petits canetons nageant à la queue leu leu derrière leur maman sur les paisibles canaux ou dans les parcs, avec leur duvet tout ébouriffé, pendant que leur père les suit comme un chien de berger. Mais combien parmi eux savent que derrière ce spectacle des plus attendrissants, et qui fait ressembler la gent canarde (pourquoi me refuserais-je un petit barbarisme ?) à une publicité pour l’Eglise catholique, combien savent que derrière cette touchante scène champêtre se cache en réalité un viol collectifs particulièrement barbare ?

Car oui, ami lecteur, sache-le : la cane, elle en prend pour son grade ! Il faudrait en glisser trois mots à Marc Dorcel parce que là, il ferait une sacrée audience, et même les moins de 18 ans pourraient regarder. Je vais donc relater ici la scène telle que je l’ai vue pour la toute première fois, dans un décor particulièrement stylé.

Le château de Chenonceau, avec sa galerie qui enjambe le Cher, est un des plus spectaculaires des châteaux de la Loire (on va dire, de la vallée de la Loire en tout cas, vu que c’est le Cher qui passe dessous). Après avoir admiré ce palais exceptionnellement exquis, mes parents, mon frère et moi-même regagnions le véhicule familial afin de rentrer en notre modeste logis quand nous assistâmes à cette abomination champêtre.

La surface de l’eau est paisible. Un couple de canards (là ils sont encore monogames) nage gentiment. Le mâle dit probablement à la femelle quelque chose comme « chérie, j’ai envie de toi » parce que là la cane nage déjà plus rapidement, du genre « pas cet après-midi mon lapin, j’ai mal à la tête ». En fait elle en meurt d’envie : au lieu de partir pour de bon, elle bat des ailes juste assez pour monter à deux mètres d’altitude et amerrir une dizaine de mètres plus loin. Le petit manège continue durant quelques minutes, puis au fur et à mesure, d’autres canards mâles arrivent, sans doute attirés par les phéromones de la cane qui disent « il va y avoir du sexe par ici ». Au bout d’un moment, lassée ou résignée devant son destin, la cane finit par se laisser rattraper. Et c’est là que ça commence pour de bon !

Tous les canards se pressent derrière elle. L’un d’eux réussit à lui grimper dessus ; avec son bec, il lui attrape le coup et lui enfonce la tête dans l’eau pour pas qu’elle bouge pendant qu’il la pénètre bien profondément. Après quelques secondes (pas très endurants les canards !), il se retire, se laisse pousser par le suivant, qui prend sa place pour de bon, suivi d’un autre, et encore un autre…

A la fin, les mecs – pardon, les canards – se sont bien vidé les couilles, et ils repartent chacun à leurs affaires. Ils pissent dans l’eau, donc pas besoin d’aller à la salle de bains : ils vont manger ou dormir directement. Pendant ce temps-là, la femelle, qui a bien pris cher, se traîne péniblement sur la berge et se lisse les plumes de l’arrière-train. Le moins que l’on puisse dire d’elle, c’est qu’elle marche – pour de bon ! – en canard


16:13 Écrit par chax18 dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : canards, sexe, viol, marc boublil |  Partager sur Facebook |

12 août 2010

LVDC 21 : Citoyen, es-tu là ?

Amis futiles, je vous demande pardon. En effet, cet article de La Vie de Charles Dechoux traitera cette fois-ci d’un sujet sérieux – oui, vous avez bien lu, sé-rieux. Pourquoi une telle trahison de la part d’un bloggeur qui ne jure que par le déconstructivisme quand il s’agit de débattre sur Internet ? Je vais vous répondre.

Revenons-en à ma séance de piscine d’hier. Habituellement, pour me distraire pendant mes longueurs en crawl, je pense de manière obsessionnelle à tous les boulots à Londres ou autre capitale européenne pour lesquels je viens de poser ma candidature. Or, depuis quelque temps j’ai candidaté à tous ceux que j’avais vus et attends vainement des réponses. Aussi, alors que ma trajectoire restait (presque) droite, mon esprit frivole s’est mis à dériver sur des conversations que j’ai eues avec mon excellent ami JLG, alias K, que tout le monde reconnaîtra mais que je ne veux pas citer faute de pouvoir relater parfaitement son point de vue.

Notre désaccord a porté, finalement, sur l’adage fameux : « la critique est facile, mais l’art est difficile ». Nous nous sommes légèrement disputés concernant, la première fois, la réforme des études à l’Ecole Centrale de Lille, et de manière moindre, l’hilarant faux blog destiné à attirer les jeunes filles à l’Ecole Centrale Paris. Les deux fois, K m’a reproché de critiquer sans avoir pris part au travail collectif. Plus encore, son reproche a trouvé dans mon éducation citoyenne un écho qui me donnait mauvaise conscience. Je l’avoue en effet tout net : si je satisfais à mes devoirs direct de citoyen, en l’occurrence le respect des lois et l’utilisation systématique de mon droit de vote (même pour les régionales !), en revanche on ne peut pas vraiment dire que je m’implique dans la vie démocratique de la France. Cela s’est également vu lors de mon passage en école d’ingénieurs, et dans la relative passivité de ma vie associative.

Il y a plusieurs raisons à cela ; la principale, c’est que tant que ma petite personne est à peu près satisfaite, ce qui est (presque) toujours le cas, je n’ai aucune envie de changer quoi que ce soit. Oh, je râle bien sûr, mais de là à agir…

De nos jours on parle de plus en plus d’impliquer les citoyens. L’exemple le plus explicite en a été le projet de « démocratie participative » porté par Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle de 2007. Cette tendance est pour moi typique de certains courants de pensée actuels, qui en réaction à l’abrutissement des citoyens par la télévision et notre société en général cherchent à secouer les gens et à leur faire comprendre que c’est à eux de prendre en main leur destinée (parmi les ouvrages les plus cités figurent habituellement Le Meilleur des Mondes, d'Aldous Huxley, et 1884, de George Orwell).

Je ne suis pas d’accord. Même si je me sens légèrement coupable, je savais depuis longtemps que j’avais au fond de moi un argument à opposer à cette thèse, par ailleurs très convaincante. A l’origine de la démocratie, si mes souvenirs sont exacts (parce que vous vous doutez que je n’allais pas sortir dans l’eau pleine de chlore mon encyclopédie universelle en douze volumes ni ouvrir mon mini-PC pour consulter Wikipédia), si tous les citoyens prenaient pleinement part à la vie publique, en revanche le statut de citoyen n’était accordé qu’à une partie de la population. Je ne tomberai pas dans le cliché répandu chez les détracteurs de la démocratie qui lui reprochent de donner le pouvoir au peuple, qui n’est ni compétent ni suffisamment intelligent pour l’exercer : pour moi le problème n’est pas là. Non, le problème c’est que les citoyens de l’époque n’avaient rien d’autre à faire que d’exercer leur pouvoir. Ils n’étaient pas forcément assez riches pour se permettre de ne pas travailler, mais dans ces cas-là ils se voyaient plus ou moins achetés par d’autres citoyens plus riches qu’eux en échange de nourriture (on parle de clientélisme, c’est un sujet très intéressant, trop peut-être pour LVDC).

Le citoyen lambda (pour continuer avec les Grecs) d’aujourd’hui est bien différent. En effet, pour survivre et profiter de notre belle société, il doit tous les jours se rendre au travail, prendre le métro s’il habite dans une grande ville, le RER en banlieue parisienne, sa voiture en province, ou son vélo ou ses pieds s’il est suffisamment près pour cela. Si l’on rajoute à cela son éventuelle vie sociale, affective, familiale et personnelle, le citoyen n’a tout simplement pas le temps ni encore moins l’envie de s’impliquer de manière significative dans la vie politique. De plus, pourquoi devrait-il faire le travail des députés, des sénateurs, et de toute l’administration payée pour nous représenter ? Pour en revenir à moi, pourquoi devrais-je assumer l’avenir du pays alors que je paye plus de 100 000 euros par an pour qu’un nain adultère et cocu d’origine hongroise le fasse ? Ce même principe s’applique partout – par exemple à l’école : l’équipe pédagogique a vocation à nous former et nous la finançons par des frais de scolarité (que je vais devoir payer une année supplémentaire si je suis ajourné alors que je ne mettrai presque pas les pieds en cours). Pourquoi devrais-je par-dessus le marché, à titre bénévole, venir en plus de mes cours me faire ch… je veux dire débattre (de manière je n’en doute absolument pas parfaitement constructive et équitable) avec mes pairs, mes professeurs et mon administration ?

La réponse que la version de JLG qui parlait dans ma tête alors que je tentais plus ou moins vainement de me sculpter un joli corps n’a pas manqué de me donner, c’est « parce que ce sont nos études et notre avenir ». Et j’en conviens. Mais, amis lecteurs je vous l'avoue, je suis bête parfois. Et d’ailleurs, me disais-je alors que j’expiais par avance les calories que j’allais ingurgiter au restaurant japonais, beaucoup d’entre nous le sommes. Justement, les décideurs officiels devraient en tenir compte, car les citoyens ou étudiants suffisamment motivés pour participer ne sont pas si nombreux. Pour agir dans l’intérêt de la masse, il faut prendre en compte son comportement et lui fournir les outils et la motivation de participer.

Aussi, si je devais avoir un quelconque avis à donner, autre que ce blog que seuls quelques stagiaires désœuvrés vont lire, je préconiserais l’utilisation des outils simples dont nous disposons déjà. En Suisse, par exemple, la plupart des lois sont mises au vote national ; faire voter les gens aux urnes étant très coûteux, on pourrait faire cela sur Internet par exemple (ne me dites pas que cela discrimine les citoyens qui n’y ont pas accès, parce que cela n’a pas empêché le gouvernement de proposer des réductions d’impôts à ceux qui remplissent leur déclaration en ligne). Et surtout concernant les organisations plus petites ou plus modernes qui utilisent déjà l’informatique de manière extensive, par exemple les écoles d’ingénieurs, des questionnaires en ligne avec des réponses par oui ou par non sur des propositions, voire la possibilité pour tout élève de poster des propositions depuis son appartement entre deux épisodes de South Park ou de Sex and the City, voilà des moyens simples d’impliquer jusqu’au plus fainéant des Centraliens. Cela leur donne de mauvaises habitudes pour leur vie future ? Peut-être, mais l’ensemble de l’Ecole pourrait bénéficier d’un éclair de lucidité d’un paresseux sans avenir.

De même, quelle que soit l’échelle, il serait possible d’impliquer les gens de manière plus poussée. Par exemple, libérer de cours les élèves voulant participer à la réforme des études ; ou bien dédommager les citoyens qui souhaitent se rendre à des débats – osons utiliser le terme – participatifs concernant des projets de loi ou des thématiques actuelles.

Vous le voyez, chers lecteurs, pour une fois non seulement je parle politique, mais je suis même un peu constructif ; il faut dire que l’on ne nage pas deux kilomètres sans avoir le temps de cogiter et d’investiguer en profondeur un sujet aussi délicat que celui-ci, qui me trottait depuis longtemps dans la tête.

 
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