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24 novembre 2009

Business Model des jeux "sociaux"

Le business model des jeux sociaux par LVDC

Pour cette première note je vais tâcher d'améliorer mon référencement Google. Je vais donc vous parler d'un sujet qui m'intéresse et que je maîtrise (en tout cas, mieux que le Java ou la mécanique) : les social games ou jeux sociaux.

Issus des amours des jeux en ligne gratuits dits "casual" (par opposition aux jeux "hardcore" qui demandent beaucoup de temps) et des réseaux sociaux, au premier rang desquels, dans la majeure partie du monde, Facebook, les social games se présentent sur ces supports comme des applications auxquelles on accède via son profil et auxquelles on joue en général environ cinq minutes par partie. L'apport des réseaux sociaux est de permettre aux joueurs de savoir qui dans leurs contacts joue également, et de jouer avec eux (compétition entre scores, entraide...).

Ces jeux sociaux sont particulièrement populaires chez mes camarades de classe : en effet, si le professeur passe dans les rangs pendant le TP d'informatique, on ferme la fenêtre, on n'a pas perdu grand-chose. Ils ont deux grands avantages :

1. Ils se répandent très rapidement, via des mécanismes dits "viraux" assimilables au bouche-à-oreille (un de mes amis joue, poste, je vois le post, je joue, je poste, mes amis voient le post...) qui pourraient avantageusement faire l'objet d'une note à part entière ;

2. Ils ne coûtent pas (très) cher à produire, et il suffit de gagner un peu d'argent avec pour les rentabiliser.

Mais commençons sans plus attendre à recenser les moyens de gagner de l'argent tout en restant gratuit. La plupart de ces moyens utilisent le concept de micro-transaction : on qualifie de micro-transactions les transactions de "petits" montants effectuées sur Internet - généralement une dizaine d'euros. La majeure partie de l'argent récupéré via les casual games n'est que la somme de milliers de ces petits paiements de quelques euros consentis sur un coup de tête par des joueurs parfois à peine "accros". De nombreux moyens de paiement sécurisé par carte bleue existent, par exemple Paypal, ou désormais les Facebook Credits.

Premier moyen : le Freemium

C'est la manière la plus évidente de faire de l'argent : on laisse les gens accéder gratuitement au jeu afin que celui-ci se répande, mais on conditionne l'accès à certains modes (pro, entraînement...) par la souscription à un compte souvent appelé "premium".

Cette manière de faire, utilisée notamment par des jeux comme Geo Challenge par Playfish, est efficace à condition de ne pas dégoûter les nouveaux joueurs par trop de limitations de contenu. Il faut leur laisser la possibilité de profiter vraiment du jeu sans payer, pour que payer apparaisse comme une prolongation naturelle de leur utilisation du jeu.

Deuxième moyen : la publicité

C'est le mécanisme le plus associé - sur Internet et ailleurs - au contenu gratuit : des bannières, des annonces plus ou moins dirigées sont placés sur la page sur laquelle est situé le jeu, ou l'article, ou quoi que ce soit. La gratuité attire les utilisateurs, et l'éditeur monnaie aux annonceurs l'exposition des dits utilisateurs aux publicités.

La publicité rapporte, selon certains bruits, environ 20% de leurs revenus aux éditeurs de casual games. Elle présente l'inconvénient d'être généralement facilement repérable, et nous y sommes tellement habitués que nous n'y prêtons même pas attention, de même que l'on profite de la publicité pendant les films pour aller chercher du chocolat dans la cuisine.

Troisième moyen : la vente d'objets virtuels

Le parfait exemple de vente d'objets virtuels dans un casual game est Pet Society, par ce même Playfish. Je suis moi-même un fervent joueur, aussi je sais de quoi je parle.

Dans Pet Society, vous incarnez un petit animal vert, violet, ou jaune qui habite dans une petite maison au milieu d'un petit village habité par ses (petits) amis. Le principe du jeu est d'acheter des vêtements, des meubles pour votre maison, de l'agrandir... En rendant visite à vos amis, vous gagnez de l'argent virtuel que vous utilisez pour vos achats, et vous bavez devant leurs grandes maisons. Certains qualifient ce genre de jeux de "shopping games".

Même si vous gagnez, en jouant, de l'argent virtuel, vos achats peuvent devenir gourmands - et impérieux : la semaine du 14 juillet, je désespère de pouvoir m'acheter ma fenêtre avec vue sur la tour Eiffel... Grande est alors la tentation de dépenser le prix de deux ou trois consos dans un bar, pour m'offrir mon rêve. Le taux est alors avantageux : plusieurs milliers de pièces d'or pour 12€.

Vous pouvez même ne rien dépenser : des entreprises partenaires peuvent, si vous consommez chez elles, vous offrir de l'argent virtuel. L'offre est souvent variée ; par exemple, si vous louez vos DVDs chez DVD mania, DVD mania vous offre 8000 pièces. Demandez (gratuitement) un devis chez MonAssurance.com et vous gagnerez 5000 pièces.

Finalement, j'ai rendu visite à tous mes amis, et gagné suffisamment d'argent pour me payer ma fenêtre, et la tour Eiffel trône maintenant devant mon salon/bureau. Ce dernier, depuis, offre également une vue sur Brooklyn Bridge (de nuit) ainsi que sur Big Ben (de jour).

 
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